L’Opéra Grand Avignon propose, dans le cadre du cycle Apér’Opéra, un concert du baryton Jean-François Baron dédié à la mélodie française, accompagné par la pianiste et cheffe de chant japonaise Ayaka Niwano, dans la petite Salle des Préludes.
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La pianiste Ayaka Niwano, collaboratrice fidèle de l’Opéra Grand Avignon, accompagne le chanteur avec grâce, faisant montre d’une technique robuste, d’une sensibilité et d’une délicatesse très agréables à l’oreille, avec des changements d’intention très clairs. Elle se montre également très précise et agile, avec une grande fluidité qui lui permet de produire presque des tourbillons musicaux portant la voix du chanteur avant d’atteindre les oreilles de l’auditoire. La pianiste et le chanteur forment ainsi un duo mettant en valeur leurs qualités respectives, et communes.
La prestesse de la pianiste et l’expressivité tant vocale que théâtrale du chanteur provoquent ainsi des applaudissements enthousiastes du public. Les artistes le remercient en terminant le concert avec une dernière mélodie : Hôtel de Francis Poulenc. Le tout est suivi, comme de coutume pour ces rendez-vous en récital dans la Cité des Papes, d’un moment d'échange et de rencontre conviviale.
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Cet événement a des allures de journée culturelle transalpine, célébrant l’anniversaire de la réouverture du Théâtre de l’Opéra en co-réalisation avec le Consulat Général d’Italie à Marseille, l'Institut Culturel Italien de Marseille et Petit Palais Diffusion, le tout dans le cadre de la Semaine Italienne à Avignon et des Midis à l’Opéra.
Les jeunes chanteurs présentent ici un air de Mozart en italien puis d'un compositeur italien, et par là les fruits de leur travail en masterclass (ouverte au public du 11 au 13 octobre) avec Barbara Frittoli. Comme d’habitude pour les Midis à l’Opéra, ce concert est présenté dans la Salle des Préludes.
La pianiste et cheffe de chant Ayaka Niwano, collaboratrice régulière de l’Opéra Grand Avignon, est très attentive aux moindres inflexions vocales des chanteurs. Elle les accompagne avec un jeu très précis, d’une grande finesse et expressivité, sachant s'adapter aux contrastes de chaque morceau : vigueur, romantisme ou mélancolie.
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Lauréats du Concours Opéra Jeunes Espoirs Raymond Duffaut 2021 :
Eugénie Joneau, mezzo-soprano
Juliette Mey, mezzo-soprano
Auguste Truel, baryton
Avec Ayaka Niwano, piano
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La pianiste Ayaka Niwano accompagnera la soprano Ludivine Gombert, en concert aux Musicales de Gadagne en Vaucluse ce dimanche 13 octobre. Le duo se reconstituera en décembre pour un autre récital en Italie, cette fois.
« Je ne considère pas que chef de chant et pianiste accompagnateur soit un travail de l’ombre ». Ayaka Niwano réfléchit à la question avant d’apporter sa réponse : « Et même quand j’accompagne des chanteurs, le pianiste n’est pas dans l’ombre, même si le public vient pour le chanteur. Mais on forme un véritable duo. Pour cela, il faut la passion et l’humanité.» Dimanche, elle retrouvera la soprano avignonnaise Ludivine Gombert pour un concert à Châteauneuf-de-Gadagne en Vaucluse : « Nous nous sommes connues à une audition au Centre français de promotion lyrique. Nous nous sommes bien entendues. »
Formée à l’école japonaise, Ayaka Niwano est arrivée en France il y a treize ans. Elle a commencé le piano à quatre ans. Elle donne des raisons à sa venue dans le Vieux continent : « C’est la jeunesse qui nous pousse à partir mais ce n’est pas facile de quitter son pays. Il y a l’ambition aussi, la curiosité et l’envie de découvrir d’autres cultures. » Plus de dix ans ont passé, ce qui laisse le temps à Ayaka Niwano de prendre du recul : «À Paris, il y a beaucoup d’étrangers, venant de partout. Je rentre dans mon pays une fois par an, mais j’ai le sentiment de me sentir plus étrangère au Japon qu’en France.
Pianiste accompagnateur, Ayaka Niwano a découvert cette facette en France : « Au Japon, c’est déconsidéré. Il n’y a pas de classe pour apprendre. On dit que c’est pour les mauvais pianistes. J’ai découvert que c’était très différent. J’en ai fait mon choix après avoir travaillé à l’opéra de Paris, comme chef de chant. Ça nécessite des connaissances solides et être capable de faire des recherches sur l’opéra. Ça m’a beaucoup intéressée. » Cet intérêt, Ayaka Niwano l’a traduit en intégrant le Conservatoire supérieur de musique de Lyon. Et maintenant en donnant des cours de cette discipline en conservatoire : « Je fais travailler mes élèves à la japonaise. Quand je les ai avec moi, je n’ai pas à leur apprendre le piano, mais à accompagner des chanteurs. Je fais chercher la musicalité pour travailler ensemble avec le chanteur. Je crois que la différence de l’enseignement de la musique entre la France et le Japon, c’est qu’en France on donne à l’élève la notion de plaisir. »
La pianiste souligne qu‘au Japon et dans l’Asie du Sud-Est la musique classique se développe de plus en plus : « Elle est intégrée à la culture asiatique, même si cela concerne les gens évolués pour prendre des cours de musique. Au Japon, les écoles de musique ouvertes à tout le monde n’existent pas. A la maison, on avait un piano droit, on entend de la musique classique à la télévision. »
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